Texte rédigé à partir de titres de chansons.
C’est comme ça que je t’aime.
A plein cœur, quand tu bascules avec moi, quand tu serres mon corps, que tu me dis « berce-moi, envole-moi, fais-moi de l’électricité » et que je te réponds « garde-moi avec toi, dessine-moi le bonheur. »
Quand nous partons à bicyclette au pays des merveilles de Juliet, du côté de chez Swann, ou qu’on marche tout droit bras dessus bras dessous, comme deux enfants au soleil, à travers Auteuil, Neuilly, Passy ou le dimanche à Orly.
Jolie môme, jolie poupée, tu mets du soleil dans ma nuit.
C’est comme ça que je t’aime, Minnie petite souris, fou d’amour, comme au premier jour, comme le fleuve aime la mer, jamais loin de toi.
Quand je passe des nuits entières, des jours entiers à t’aimer, encore et encore.
Quand tu peins ton visage à l’encre de tes yeux, couleur menthe à l’eau.
Quand tu prends un diabolo menthe et une salade de fruits au café des délices, ma raison de vivre.
Quand la musique est bonne, que tu frappes dans tes mains devant le juke box, chez Laurette, en disant « Heureusement qu’il y a de la musique ! » puis en chantant l’hymne à l’amour.
Quand nous jouons à des jeux interdits jusqu’au bout de la nuit, petite fille aux yeux bleus, mon fruit défendu.
C’est comme ça que je t’aime.
Il est cinq heures, Paris s’éveille, et moi je suis dans tes bras, corps à corps. Tu me fais planer. Ca plane pour moi, ça tourne pour moi. Le monde est à moi. Le monde est grand, les gens sont beaux.
Je t’aime, je t’aime, Je t’aime trop toi. Je t’aime à l’italienne, je t’aime tu vois. Je t’aime, je t’aime, je t’aime. Je t’aime un peu trop. Je t’aime… moi non plus.
C’est comme ça que je t’aime.
C’était comme ça que je t’aimais.
C’était trop beau les vacances au bord de la mer. Mais soudain en plein été, un été de porcelaine, avant même l’été indien, j’ai perdu mon amour. Après le dernier slow et le dernier baiser, ça a été le coup de folie, un coup de pied dans la montagne, le tremblement de terre, Hiroshima.
Elle a les yeux revolver et elle me dit : « On a trop fait l’amour ensemble. Capri c’est fini. A présent tu peux t’en aller. File file file. Chacun sa route. Va t’en, va t’en. »
Face à la drôle de fin, je n’ai pas su comment te dire adieu.
Tout éclate, tout explose puisque tu pars. Que serai-je sans toi ? Que c’est triste Venise.
Depuis, j’ai peur de la nuit, je suis comme un avion sans ailes, comme le voyageur sans étoile, en apesanteur, un capitaine abandonné.
J’ai la fièvre, la maladie d’amour. La nuit est sur la ville. C’est la panne d’essence.
Minuit sonne. Je ne veux pas rentrer chez moi, dans la maison vide. Je vais avec ceux que l’amour a brisés, à l’hôtel des coeurs brisés, sur la colline de Santa Maria, loin de la foule sentimentale.
Il était une fois nous deux. Elle était si jolie. Il est mort le soleil. Toute la pluie tombe sur moi.
Allo maman bobo. Le téléphone pleure quand revient la nuit, quand le film est triste, quand la ville est triste, quand Jules est au violon.
Ne restent que les corons, la vie en noir et blanc, sans un banc un arbre une rue. L’hiver sera long, maintenant que tu es loin de moi. Quand la mer se retire, tous les bateaux s’envolent, tous les bateaux, tous les oiseaux, l’aigle noir aussi.
J’ai le mal de toi, le cœur en deux, le cœur en exil, le cœur trop grand, le cœur volcan, le cœur de rocker, le cœur grenadine.
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Je marche à l’ombre, je marche seul parmi les hommes qui passent, les hommes qui n’ont plus rien à perdre, comme une boule de flipper, de plus en plus seul.
Je n’ai plus le cœur à sourire. Je ne danserai plus jamais. Je ne t’écrirai plus. J’oublierai ton nom. J’irai pleurer sous la pluie jusqu’à casser la voix, devenir vendeur de larmes.
Je sais qu’il ne faut pas pleurer comme ça, qu’il faut croire aux étoiles. J’y crois encore, à ma bonne étoile.
La solitude ça n’existe pas. Il suffira d’un signe, dès que le vent soufflera. C’est écrit dans le ciel.
Les anges du matin permettent qu’on se retrouve par hasard (mais est-ce par hasard ?) rue de la Paix.
Quand je l’ai vue devant moi, j’ai dit :
Je veux t’aimer encore. Je veux vivre auprès de toi. Je voudrais dormir près de toi. Donne-moi ma chance. Laisse une chance à notre amour. Aime-moi, aime-moi encore. Aimons-nous vivants. Dis Madame, s’il vous plaît. Un deux trois, tu veux ou tu veux pas ?
Pardonne-moi ce caprice d’enfant, ces mots stupides. T’as beau pas être beau, je veux t’aimer encore une fois, t’aimer follement… Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
Viens, viens. Viens je t’emmène, viens faire un tour sous la pluie, viens sur la montagne, viens te perdre dans mes bras à l’hôtel California.
Embrasse-moi idiot. Si on chantait ? Allons chanter avec Mickey, Bernard et Bianca.
Est-ce que le vent nous portera vers le Vésuve et l’Etna ?
Nos doigts se sont croisés. C’est comme ça qu’on s’est aimés. Comme Juliette et Roméo.
Mathilde est revenue, adieu la solitude. C’est une belle journée, la vie continue. C’est bien mieux comme ça car c’est extra quand une fille aime un garçon.
On va s’aimer, plus près des étoiles, allumer le feu, de nouveau apprendre à vivre ensemble, à tourner des pages.
Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai chaque instant de chaque jour.
C’est comme ça que je t’aime.
Avec la tête, avec le cœur.
C’est comme ça que je t’aime.